La thermoablation pour détruire les tumeurs bénignes du sein et de la thyroïde

Détruire une tumeur bénigne du sein en 10 à 15 minutes sans chirurgie : une première réussie à Sofia (Bulgarie) à la mi-décembre. Il s’agit de la thermoablation, aussi appelée échothérapie, un nouveau procédé qui consiste à détruire la tumeur par la chaleur grâce au laser, la radiofréquence ou encore les ulstrasons.

La thermoablation consiste à détruire une tumeur par la chaleur grâce à diverses techniques dont le laser, la radiofréquence ou les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU), sans toucher au reste de l'organe concerné (capture de vidéo Théraclion).

Détruire la tumeur par la chaleur“La patiente, âgée de 36 ans et qui souffrait d’un

adénofibrome d’environ deux centimètres est repartie avec son mari deux heures après l’intervention“, explique le Pr Roussanka Kovatcheva de l’Université de Sofia.Elle a réalisé la première thermoablation par échothérapie en utilisant la procédure rapide “Beamotion“, mise au point par la société française Theraclion.La thermoablation consiste à détruire une tumeur par la chaleur grâce à diverses techniques dont le laser, la radiofréquence ou les ultrasons focalisés de haute intensité (HIFU), sans toucher au reste de l’organe concerné.“Ca se passe comme une échographie, mais la séance dure un peu plus longtemps puisqu’on traite en même temps, la patiente étant seulement sédatée (utilisation de substances pour apaiser le patient) et non anesthésiée comme c’est le cas pour une chirurgie“, ajoute-t-elle.La tumeur ne disparaît toutefois pas complètement “mais les 20 à 30 % qui restent sont des cellules mortes qui ne posent plus de problèmes“, selon le Pr Kovatcheva. Au-delà des tumeurs bénignes du sein, la thermoablation commence à s’imposer également dans le traitement des nodules bénins de la thyroïde, notamment en Corée du sud et en Italie où ces techniques sont déjà utilisées depuis une dizaine d’années.Notre reportage sur l’écothérapie (détruire la tumeur avec des ultrasons), réalisé en novembre 2015.

Des patients qui retravaillent le lendemain “C’est une avancée majeure qui permet aux patients pris en charge en hôpital de jour de retravailler le lendemain alors que dans le cas d’une chirurgie, il faut compter deux à trois jours d’hospitalisation et un arrêt de travail de 10 jours à trois semaines“, commente le Dr Hervé Monpeyssen, spécialiste de la

thyroïde à l’Hôpital américain de Paris, l’un des rares hôpitaux français à proposer la thermoablation pour la thyroïde.Il utilise les trois techniques existantes “en fonction du nodule à traiter“ mais également du souhait du malade qui peut préférer la HIFU qui “traite à travers la peau, sans intrusion“ contrairement au laser ou à la radiofréquence qui impliquent l’introduction d’une aiguille ou d’une sonde dans le nodule.Rien qu’en France, plus de 40 000 ablations de la thyroïde sont pratiquées chaque année par des chirurgiens dont seulement 6 à 7 000 pour des cancers, le reste étant le fait de pathologies bénignes dont des nodules bénins qui pourraient, selon le Dr Monpeyssen, être traités par thermoablation à un coût nettement moindre pour l’assurance maladie.La thermoablation n’est pas remboursée en FrancePour l’instant toutefois, ces interventions – qui coûtent entre 1 300 et 2 500 euros – ne sont pas remboursées en France contrairement à ce qui se passe en Allemagne où certaines compagnies d’assurance santé le prennent déjà en charge, souligne de son côté David Caumartin, le directeur général de Theraclion. Cotée en Bourse, la start up qu’il dirige a mis au point le dispositif d’échothérapie Echopulse (combinant HIFU et échographie) capable de détruire des tumeurs de deux centimètres en 40 à 50 minutes ainsi que la technologie “Beamotion“ qui permet la même intervention en 10 minutes.Elle a déjà conclu une quinzaine de contrats au total dont une demi-douzaine en Allemagne et espère se développer rapidement à l’avenir, dès que les résultats de plusieurs études en cours dans le monde seront connus.Certaines d’entre elles évaluent l’efficacité de la HIFU et des autres techniques de thermoablation sur de petites tumeurs cancéreuses de la thyroïde.Pas de thermoablation s’il y a une suspicion de cancerLa HIFU est également utilisée depuis quelques années en France pour traiter certains

cancers localisés de la prostate chez des patients âgés, mais le recul est encore jugé insuffisant pour se prononcer sur leur efficacité à long terme.“Nous ne prenons aucun risque pour l’instant, s’il y a la moindre suspicion de cancer, nous n’utilisons pas la thermoablation“ précise le Dr Monpeyssen.Mais tout comme le Pr Kovatcheva, il n’exclut pas que la technique puisse “un jour ou l’autre s’ouvrir à certaines petites tumeurs cancéreuses“.AFP/RelaxnewsSource :

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