Plainte contre une pilule de 3ème génération

Une jeune femme qui accuse Méliane, une pilule de 3èmegénération, d’être à l’origine de son handicap a décidé de porter plainte contre le groupe pharmaceutique Bayer, qui commercialise ce médicament, a-t-on appris vendredi sur le site d’Europe1.

Une jeune femme porte plainte contre le laboratoire Bayer, fabricant de Méliane, une pilule de 3ème génération qui serait à l'origine de son AVC.

Marion, âgée aujourd’hui de 25 ans, a été victime d’un

accident vasculaire cérébral (AVC) en 2006, trois mois après avoir commencé à prendre la

pilule Méliane ; depuis, elle est “épileptique, aphasique et handicapée à 65 %“, a indiqué son père.Sa plainte vise le directeur général de Bayer Santé pour “atteinte involontaire à l’intégrité de la personne humaine“, mais aussi le directeur général de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), Dominique Maraninchi, qui n’a pas demandé le retrait de cette pilule du marché, “malgré le principe de précaution“, a précisé l’avocat de la jeune femme, Me Courtois, confirmant une information du quotidienLe Monde.1ère plainte au pénal contre une pilule contraceptiveSelon Me Jean-Christophe Coubris, qui défend également la jeune femme, il s’agit de la première plainte au pénal en France contre une pilule contraceptive. “Cette pilule ne sert strictement à rien, et elle est dangereuse. Il faudra qu’on nous explique un jour pourquoi elle a été remboursée“, a-t-il dénoncé.Le père de la jeune femme a quant à lui indiqué qu’“il n’a jamais été proposé à Marion un dépistage de

facteur de coagulation avant la prise de la pilule. Le protocole veut aussi qu’on lui demande ses antécédents familiaux et ça n’a pas été fait“, regrette-il.Le déremboursement actif fin 2013La ministre de la Santé, Marisol Touraine, a annoncé mi-septembre la

fin du remboursement par la Sécurité sociale des pilules contraceptives dites de 3ème génération (

Mercilon,

Melodia,

Varnoline,

Carlin,

Méliane…). Ce déremboursement ne prendra cependant effet qu’à compter du 30 septembre 2013.Cette décision a été prise après les conclusions rendues par la Commission de transparence de la Haute autorité de santé (HAS) qui a estimé insuffisant le service médical rendu (SMR) de ces pilules et relevé, selon le ministère, “un risque de complications thrombo-veineuses (

phlébites), deux fois plus élevé que chez les femmes sous pilules de 2ème génération“.“Ce risque reste toutefois très faible, de 3 à 4 cas pour 10.000 utilisatrices“, selon le ministère. Entre 1,5 et 2 millions de femmes utilisent aujourd’hui une des nombreuses pilules de 3ème génération existant sur le marché. Ces pilules contiennent de nouveaux progestatifs, notamment le

gestodène ou le

désogestrel. La moitié d’entre elles ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale.Amélie PelletierSource :

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