L’Agence européenne du médicament (EMA) a décidé d’examiner certains risques sanitaires associés aux vaccins anti-HPV contre les cancers du col de l’utérus et qui sont contestés par certains, en France notamment, a-t-elle annoncé lundi.
L'EMA doit ré-examiner, à la demande du Danemark, certains risques potentiellement associés aux vaccins anti-HPV, indiqués dans la prévention des cancers du col de l'utérus.
“L’Agence européenne du médicament (EMA) a engagé l’examen des
vaccins anti-HPV pour clarifier à nouveau leur profil en matière de risque“, a indiqué cette agence basée à Londres dans un communiqué.Cet examen engagé à la demande du Danemark se concentrera sur la survenue de deux syndromes spécifiques et “rares“ : le syndrome douloureux régional complexe (SDRC) et le syndrome de tachycardie orthostatique posturale (STOP).Le SRDC s’exprime par des douleurs chroniques affectant les membres, tandis que le STOP est caractérisé par une augmentation du rythme cardiaque lors d’un changement de position du corps et associé à des vertiges, évanouissements, maux de tête ou faiblesse.Ces deux syndromes ont déjà été rapportés par le passé chez des jeunes femmes ayant reçu les vaccins anti-HPV mais “aucun lien causal avec les vaccins n’a pu être établi“ écrit l’EMA.Ils peuvent d’ailleurs survenir chez des personnes non vaccinées. Aussi, il sera primordial pour cette étude de déterminer si les cas sont plus importants ou non parmi les femmes ayant reçu des vaccins anti-HPV.Ce nouvel examen ne remet pas en cause les bénéfices des vaccins anti-HPVLe Comité spécialisé de l’EMA (le PRAC), en charge de l’examen, passera en revue les connaissances et recherches les plus récentes pour établir si, oui ou non, il y a plus de cas parmi les jeunes femmes vaccinées, et si l’on peut dégager un lien de cause à effet.En fonction des résultats, l’EMA décidera ou non de modifier l’information sur ces produits mais l’Agence souligne d’ores et déjà que son “examen ne remet pas en cause les bénéfices“ de ces vaccins déjà administrés à 72 millions de personnes dans le monde pour stopper la transmission par voie sexuelle du papillomavirus (HPV).Ce virus est à l’origine de lésions précancéreuses qui, au bout de plusieurs années, peuvent évoluer en
cancer du col de l’utérus, du canal anal ou de la
gorge.La plupart des pays recommandent depuis quelques années de
vacciner les jeunes filles entre 9 et 12 ans, avant leur première relation sexuelle. En France,
des plaintes ont été déposées en 2014 contre Sanofi Pasteur MSD accusant son vaccin Gardasil® d’être à l’origine de maladies auto-immunes, en particulier la
sclérose en plaques (SEP), parmi les jeunes filles vaccinées.AFP/RelaxnewsSource : Communiqué de presse de l’EMA, 13 juillet 2015.